Une traque masquée, deux architectes qui se détestent, et un livre qui pose une question bien plus profonde qu’il n’en a l’air. Ma chronique complète, sans spoiler — coups de cœur compris, réserves comprises.

| FICHE PRATIQUE |
| Titre | The Hunt |
| Autrice | Jace Sailor |
| Éditeur | HarperCollins France — collection &H, Dark Academia |
| Date de parution | 17 septembre 2025 |
| Format | Grand format broché, 540 pages |
| Genre | Romance contemporaine · Dark academia · One-shot |
| Tropes | Rivals to lovers · Amants masqués · Broken girl · Double point de vue · Grumpy inversé |
| Ambiance | Halloween, campus de Cambridge, automne anglais, brume et vieilles pierres |
| Niveau spicy | 4 flammes sur 4 — scènes explicites nombreuses |
| Avertissements | Trigger warnings : violences, traumatismes, relation paternelle toxique. À lire avant de vous lancer. |
| Mon verdict | 4,5 / 5 — une vraie pépite, avec un bémol que je ne peux pas taire |
| INTRODUCTION |
On croit toujours qu’un masque sert à se cacher.
C’est même sa définition, non ? On enfile un masque pour disparaître, pour tromper, pour n’être plus tout à fait soi. C’est ce que j’avais en tête en ouvrant ce roman. Et c’est exactement ce que Jace Sailor s’apprête à démonter, page après page, avec une élégance que je n’avais pas vue venir.
Parce que dans The Hunt, le masque ne cache personne. Il révèle.
Ce sont les journées qui mentent. Les réunions de projet, les costumes bien coupés, les sourires professionnels, la répartie qui claque : voilà le vrai déguisement. Et quand la nuit tombe sur le campus de Cambridge, quand deux silhouettes enfilent un masque de Ghostface et se mettent à courir dans les bois, ce n’est pas une mascarade qui commence. C’est le seul moment de la journée où ces deux-là arrêtent de faire semblant.
Je suis tombée sur ce livre par curiosité pure. Un résumé qui promettait une traque humaine organisée pour Halloween dans l’une des universités les plus prestigieuses du monde et franchement, il fallait oser. Je voulais surtout savoir si quelqu’un pouvait tenir une idée pareille sur cinq cent quarante pages sans que ça s’écroule.
Réponse courte : oui. Avec une réserve, une seule, mais de taille – et j’y viendrai sans détour, parce que vous savez qu’ici on ne vend pas des livres, on en parle vraiment.
Installez-vous. Il fait froid dehors, la nuit tombe tôt, et j’ai beaucoup de choses à vous raconter.
| LE RÉSUMÉ |
Olivia est architecte à l’université de Cambridge. Elle est brillante, mordante, redoutable en réunion – et elle est en compétition frontale avec un collègue qu’elle ne supporte pas pour décrocher le projet le plus ambitieux que l’université ait lancé depuis des années. Ce collègue, c’est Lance. Entre eux, ce n’est pas de la rivalité feutrée : c’est une guerre ouverte, à coups de piques, de sarcasmes et parfois d’insultes.
Mais à Cambridge, au mois d’octobre, il y a autre chose. Il y a The Hunt : un jeu de traque humaine organisé pour la période de Halloween. Des participants masqués, des chasseurs, des proies, la nuit, les bois, le campus endormi.
Olivia y va. Elle y va parce que derrière son masque, elle se sent invincible. Plus de pression, plus de nom à porter, plus de rivalité. Juste une femme qui court dans le noir.
Ce qu’elle n’avait pas prévu, c’est de croiser dans la pénombre un inconnu masqué en Ghostface. Un homme qui lui offre exactement ce qu’elle était venue chercher : une échappatoire. Une chance de laisser derrière elle ses peurs, sa colère et ses secrets les plus sombres.
Et la quatrième de couverture pose alors la question qui va porter tout le roman : si les masques tombaient, voudrait-il encore d’elle ?
| MA CHRONIQUE |
Cambridge en octobre : le décor fait la moitié du travail
Commençons par ce qui vous happera en premier, et qui fait l’unanimité chez les lectrices.
La pluie. Les températures qui chutent. La nuit qui tombe de plus en plus tôt. Les cours intérieures, les pierres anciennes, la brume qui traîne au ras des pelouses. Jace Sailor a choisi le décor le plus évident pour de la dark academia, et elle l’a exploité jusqu’au bout, sans jamais se contenter du carton-pâte. On y est physiquement. J’ai lu certains passages en ayant froid.
Et il y a une seconde couche, que je n’attendais pas du tout : le métier. Le vrai. L’histoire de l’architecture, le vocabulaire technique, les débats sur la conservation du patrimoine, la façon dont un projet se défend devant un jury. On sent la recherche derrière.
Dans une romance, ce genre de matière peut vite devenir un pensum. Ici, jamais – parce que le métier n’est pas un décor plaqué sur l’histoire. Il est le conflit. Vous comprendrez pourquoi dans quelques paragraphes.
Olivia : la femme qui portait déjà un masque
Sur le papier, Olivia est tout ce qu’on adore détester au premier chapitre. Hautaine. Cinglante. Sûre d’elle jusqu’à l’arrogance. Elle a une répartie qui découpe, elle ne s’excuse jamais, elle entre dans une pièce en ayant déjà décidé qu’elle gagnerait.
Et puis il y a le prologue.
Vous ouvrez ce livre en pensant vous installer dans une comédie de rivalité universitaire, et vous vous retrouvez dans un souvenir qui fait mal. Un passé familial, une relation avec un père qui est bien plus qu’un père difficile : un homme qui a organisé sa vie, qui l’a abîmée, et qui la tient encore aujourd’hui.
Toute son ambition, tout son mordant, toute son insolence : elle a construit ça par-dessus.
Et voilà où le roman devient beaucoup plus intelligent qu’il n’en a l’air. Olivia porte déjà un masque bien avant qu’on lui en donne un. Son arrogance est une armure. Sa froideur est un système de sécurité. Elle est en représentation permanente – devant son père, devant ses collègues, devant son rival.
Alors regardez ce que fait le masque de la traque. Il ne la dissimule pas : il la découvre. Le masque de plastique, la nuit, dans les bois, c’est le seul moment où elle peut enfin poser l’autre masque, celui qu’elle porte depuis des années.
Le résultat à la lecture est bouleversant : une héroïne qui devient tendre. Une femme qui, pour la première fois depuis très longtemps, peut avoir besoin de quelqu’un sans que ça lui coûte son statut.
Est-elle toujours aimable ? Non. Certaines lectrices l’ont trouvée gratuitement dure, et je comprends parfaitement cette lecture – le trauma n’excuse pas tout. Mais moi, cette imperfection m’a semblé précieuse. Une héroïne réparée d’avance n’a aucun intérêt.
Lance : le miroir exactement inversé
Et en face, Lance. Là, chapeau bas, parce que la construction est superbe.
Le jour, Lance s’efface. Grumpy, taiseux, sérieux – mais surtout : il se fait petit. C’est un homme qui travaille énormément, qui porte sa famille sur ses épaules, et particulièrement sa petite sœur Isa. Il n’a pas d’argent. Il n’a pas de nom. Il n’a aucun des privilèges d’Olivia. Il a son métier et sa passion pour le patrimoine, qu’il défend avec une conviction touchante.
Les lectrices en font unanimement un green flag, et j’ai trouvé très parlant qu’elles insistent moins sur son charme que sur sa gentillesse : attentif, à l’écoute, respectueux. Le genre d’homme qui veut aider tout le monde et qui vous apprend des choses sur les voûtes en croisée d’ogives sans que vous ayez rien demandé.
Et la nuit, sous le masque, il prend le pouvoir.
Le chassé-croisé des masques : le vrai cœur du livre
C’est mon idée préférée de tout ce roman, et je trouve qu’on n’en parle pas assez.
Elle a besoin du masque pour devenir douce. Il a besoin du masque pour prendre de la place.
Olivia passe ses journées à jouer la femme forte, et le masque lui permet enfin de lâcher prise. Lance passe ses journées à s’effacer, à se mettre au service des autres, et le masque lui permet enfin d’exister pleinement.
Deux libérations rigoureusement inverses, dans le même dispositif, dans la même nuit.
Et la mécanique chasseur/proie n’est pas un simple gadget d’ambiance : c’est la mise en scène exacte de ce que chacun n’arrive pas à faire dans sa vie de jour. Voilà pourquoi ce livre se hisse nettement au-dessus de la moyenne du genre.
Ajoutez à ça un moteur narratif redoutable : quand vous êtes dans un chapitre de jour, vous n’avez qu’une envie, arriver à la nuit. Et quand vous êtes dans la nuit, vous mourez d’impatience de voir comment ils vont se comporter le lendemain matin en réunion. Ça fonctionne de la première à la dernière page.
L’architecture comme métaphore (et personne n’en parle)
Voici quelque chose que je n’ai lu nulle part et qui m’a frappée en pleine lecture.
Leur désaccord professionnel est le résumé exact de leur histoire intime.
Olivia est du côté du neuf : l’innovation, le projet qui efface et qui reconstruit. Lance est du côté du patrimoine : la restauration, ce qu’on garde et qu’on répare plutôt que de raser.
Or Olivia, dans sa vie, doit reconstruire. Et Lance, lui, tient debout parce qu’il répare – sa famille, sa sœur, les vieux bâtiments.
Leur querelle d’architectes est en réalité une querelle sur la façon de survivre à son passé. Détruire et rebâtir, ou conserver et restaurer. Le roman ne le souligne jamais lourdement, et c’est tout à son honneur. Mais c’est là, et une fois qu’on l’a vu, on ne lit plus les scènes de projet de la même façon.
Les personnages secondaires : le chœur qui voit tout
Ils comptent énormément, et ils ne sont pas là pour meubler.
Il y a James, l’ami complètement à côté de la plaque, qui apporte l’humour et qui est absolument indispensable au livre. Il y a Isa, la petite sœur de Lance, qui est la clé de sa vulnérabilité et la raison même pour laquelle il se retrouve embarqué dans cette histoire. Il y a Tom. Et il y a évidemment le père d’Olivia, qui est l’antagoniste réel du roman – parce que le vrai adversaire de cette histoire n’a jamais été Lance.
Ce que j’ai particulièrement aimé chez eux, c’est leur perspicacité. Ce sont eux qui voient. Ce sont eux qui formulent ce que les protagonistes refusent de dire. Ils jouent le rôle du chœur antique : ils commentent, ils avertissent, ils lâchent la phrase de trop qui fait mouche. Et ça donne beaucoup d’air à un roman qui aurait pu devenir étouffant.
Parlons franchement du spicy – et du consentement
Quatre flammes sur quatre. Ce n’est pas de la coquetterie marketing.
Les scènes explicites sont nombreuses, détaillées, présentes à chaque manche de la traque. Ce livre n’est pas à mettre entre toutes les mains. Ce n’est pas un roman qu’on prête à sa nièce de quinze ans, et ce n’est pas un roman qu’on lit dans le train avec quelqu’un qui regarde par-dessus votre épaule. Si les scènes très explicites ne sont pas votre tasse de thé, passez votre chemin sans aucune culpabilité : ici, vous ne pouvez pas les sauter, elles portent l’évolution de la relation.
Cela dit – et j’y tiens beaucoup – le consentement est explicite, constant, et remarquablement traité.
Ces deux-là se demandent. Ils vérifient. Ils écoutent les besoins de l’autre. Dans un dispositif qui joue avec la traque, la chasse, la proie et la peur, c’est-à-dire dans le contexte le plus casse-gueule qui soit sur cette question, l’autrice a construit un cadre de jeu où tout est négocié. De très nombreuses lectrices le soulignent avec soulagement, et ça mérite d’être dit haut et fort.
Le roman comporte par ailleurs des trigger warnings que je vous invite vraiment à lire avant de vous lancer : violences, traumatismes, et une relation père-fille toxique traitée frontalement. Si vous êtes sensible à ces thématiques, informez-vous d’abord, et n’ayez aucun scrupule à refermer le livre.
Dark romance ou pas ? La question qui va peut-être vous débloquer
C’est LA question qui revient partout, et la réponse va peut-être vous faire changer d’avis.
Non, ce n’est pas une dark romance. Pas au sens strict.
C’est une romance contemporaine portée par une ambiance sombre, un décor gothique et un jeu qui flirte avec le frisson. Mais on n’est pas dans les codes du genre : pas de rapport de force non consenti, pas de personnage principal moralement irrécupérable, pas de cette noirceur-là.
Beaucoup de lectrices le disent presque en soupirant de soulagement. J’ai même croisé le témoignage d’une lectrice qui expliquait n’être pas fan de dark romance du tout, avoir failli passer à côté à cause du résumé, et avoir finalement adoré.
Si c’est le genre qui vous bloquait : ce n’est pas ce genre-là. Venez.
Résonance émotionnelle : ce que ce livre m’a laissé
Il y a des romans qu’on referme en se disant qu’on a passé un bon moment, et d’autres qui continuent à travailler en vous quelques jours après. Celui-ci est de la seconde catégorie, et je ne m’y attendais pas.
Ce qui m’est resté, ce n’est ni la traque ni les scènes brûlantes. C’est cette idée que nous portons tous un masque en plein jour, et que la question n’est pas de savoir si nous en portons un – nous en portons tous, c’est même une compétence sociale- mais de savoir s’il nous protège ou s’il nous enferme.
Une armure protège en emprisonnant. Un masque, dans ce livre, protège en libérant. Ce n’est pas du tout la même chose.
Et il y a un test très simple, que j’ai gardé pour moi longtemps après la dernière page : à côté de qui puis-je le retirer ?
Si la réponse est « personne », il y a peut-être quelque chose à regarder.
Mon gros bémol — et il est réel
Voilà. Il faut qu’on en parle.
Ce roman repose entièrement sur le fait que deux personnes qui travaillent ensemble, qui se voient tous les jours, qui se parlent, qui s’engueulent, qui se croisent dans les couloirs ne se reconnaissent pas la nuit parce qu’elles portent un masque.
Je n’y crois pas. Pas une seconde.
Un masque cache un visage. Il ne cache pas une voix. Il ne cache ni une silhouette, ni une démarche, ni une odeur, ni une façon de rire, ni une manie de langage, ni une couleur de cheveux, ni une main. Sur une soirée, dans la panique et l’obscurité, je veux bien. Sur la durée que suppose cette histoire ? Non.
Et c’est vraiment dommage, parce que ça vient grignoter l’énergie et la chaleur du livre. J’étais parfois complètement embarquée, en apnée et une petite voix se remettait à dire : enfin, elle sait très bien qui c’est. Cette petite voix casse quelque chose.
Ce n’est pas rédhibitoire. Ça n’a pas gâché ma lecture. Mais ça l’a empêchée d’être un coup de cœur absolu, et c’est frustrant quand tout le reste est aussi réussi.
Peut-être faut-il l’aborder comme un conte : le masque est un pacte narratif, exactement comme la pantoufle de verre. On l’accepte, ou on ne l’accepte pas. Moi, je ne l’accepte pas complètement et j’ai refermé le livre avec le sourire quand même, ce qui prouve bien que tout le reste tient debout.
Mes autres réserves, en toute honnêteté
La rivalité de jour vire parfois à la cour de récréation. On n’a pas toujours l’impression de suivre des adultes dans le monde universitaire, mais plutôt deux adolescents qui se chamaillent. Dommage, quand la matière professionnelle est par ailleurs si crédible.
Les chapitres de jour sont parfois longs. Cinq cent quarante pages, avec des passages descriptifs qui auraient pu être resserrés. Personnellement je n’ai pas souffert, mais je comprends le reproche d’autant que le résumé promet la traque, et que les rencontres masquées sont en réalité assez peu nombreuses au regard de la taille du livre. C’est probablement la déception la plus légitime : on nous vend une chasse, on nous livre surtout un affrontement de bureau. Très réussi, l’affrontement de bureau. Mais quand même.
Les secondaires sont excellents mais sous-employés. Le passé de Lance est nettement moins creusé que celui d’Olivia, Isa reste un peu décorative alors qu’elle est centrale dans la mécanique, et beaucoup de lectrices auraient voulu davantage de scènes avec le père d’Olivia le vrai enjeu du roman.
La fin est expédiée. C’est le reproche qui revient le plus après celui de la voix. On construit une tension formidable pendant cinq cents pages, et on referme un peu vite, en un chapitre.
Ce qu’en disent les lecteurs et lectrices
L’accueil de la communauté francophone est massif, et je pèse mes mots.
Ce roman rassemble plus de sept cents notes et une centaine de chroniques détaillées, avec une répartition qui donne le vertige : la moitié des lectrices le classent parmi leurs toutes meilleures lectures, et à peine deux pour cent le rangent dans les livres qu’elles n’ont pas appréciés. La moyenne générale tourne autour de quatre et demi sur cinq.
Ce qui revient dans les éloges : l’ambiance, encore et toujours l’ambiance. Le mot le plus employé est « addictif » beaucoup l’ont lu en deux jours, en cinq heures, en une nuit blanche. Les joutes verbales font l’unanimité. La dualité jour/nuit est citée par presque tout le monde comme LE point fort du livre. Lance est devenu un book boyfriend officiel pour un nombre considérable de lectrices. Et sur les scènes explicites, un consensus étonnant : même des lectrices qui disent d’habitude sauter ces passages expliquent qu’ici, elles ne les ont pas sautés, espacées, jamais redondantes, et au service de la relation.
Ce qui revient dans les réserves : le déni de reconnaissance en tête, et de très loin. Puis la fin trop rapide, les longueurs des chapitres de jour, les secondaires sous-exploités, et le passé de Lance sacrifié au profit de celui d’Olivia.
Autrement dit : une très grande réussite d’ambiance et de dynamique, avec des imperfections que presque toutes les lectrices identifient et que presque toutes pardonnent.
| MON AVIS FINAL |
| Ce que j’ai adoré | L’ambiance de Cambridge en automne · la dualité jour/nuit · le chassé-croisé des masques · la crédibilité du métier d’architecte · le traitement du consentement · les personnages secondaires perspicaces |
| Ce qui m’a gênée | Le déni de reconnaissance, totalement invraisemblable sur la durée · une fin expédiée · des chapitres de jour parfois longs · des secondaires sous-exploités |
| Pour qui | Les amatrices de dark academia, de rivals to lovers, d’ambiances d’automne et d’héroïnes imparfaites – et celles qui pensent ne pas aimer la dark romance, parce que ce n’en est pas une |
| Pas pour qui | Les lectrices que les scènes très explicites mettent mal à l’aise, et celles qui ont besoin d’une vraisemblance sans faille pour entrer dans une histoire |
| Ma note | 4,5 / 5 |
Une pépite. Avec des bémols, comme toujours ici, mais une pépite.
Ce roman fait exactement ce qu’il promet côté atmosphère, construit deux personnages nettement plus profonds que la moyenne du genre, ose un dispositif jour/nuit brillant, traite le consentement avec un soin remarquable, et se lit à une vitesse indécente.
Ce n’est pas un coup de cœur absolu pour moi, à cause de cette histoire de voix que je n’arrive pas à avaler. Mais c’est un très, très beau moment de lecture – et c’est le livre parfait pour la saison qui arrive.
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📚 The Hunt — Jace Sailor (HarperCollins France, collection &H)
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Et maintenant, à vous
J’ai une question précise, celle qui m’a occupée pendant toute ma lecture.
Est-ce que vous, vous y croyez ?
Peut-on sincèrement ne pas reconnaître quelqu’un qu’on côtoie tous les jours, juste parce qu’il porte un masque sur le visage ? Ou est-ce que, comme moi, vous pensez qu’à un moment il faut bien se rendre à l’évidence ?
Et si vous l’avez déjà lu : est-ce que ce détail vous a gênée autant que moi, ou est-ce que vous avez accepté le pacte sans sourciller ?
Dites-moi tout en commentaire.
Bonne lecture, et prenez soin de vous.
🌸Sissy
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Si vous préférez m’écouter en marchant, en conduisant ou en faisant votre sport, j’ai enregistré une chronique complète de The Hunt – avec toute mon analyse des personnages et l’angle développement personnel en fin d’épisode.
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2 réponses à “The Hunt de Jace Sailor : la dark academia de Halloween qui vous fera courir dans les bois de Cambridge”
Merci pour ce super retour, je ne me lasse pas de vous lire
Merci pour votre gentil commentaire, je suis ravie que mon blog vous plaise ! Belle lecture et à bientôt 🙂