La Magie de Voir Grand de David J. Schwartz


Le classique immortel de David Schwartz : avis complet et nuancé

📖 Fiche pratique du livre

TitreLa Magie de Voir Grand
Titre originalThe Magic of Thinking Big
AuteurDavid J. Schwartz
Première parution1959 (États-Unis)
Éditeur (édition francophone)Éditions Un monde Différent
ISBN978-2-89225-894-3
GenreDéveloppement personnel — motivation, psychologie de la réussite
Tropes / thématiquesConfiance en soi, auto-sabotage (« excusite »), gestion de l’environnement, fixation d’objectifs, habitude d’action
Pour qui ?Celles et ceux qui se sentent freinés par leurs propres excuses et veulent un socle de motivation solide et concret
Verdict LLDS💗💗💗💗 — Un classique immortel, à lire avec son époque en tête

Introduction

Dans la bibliothèque de mon grand-père, il y avait un livre qui revenait sans cesse dans nos conversations, un peu corné, manifestement relu des dizaines de fois. À l’époque, je n’avais aucune idée de ce qu’il contenait, je me souviens juste de son titre, qui m’intriguait : « La Magie de Voir Grand ». Ce n’est que des années plus tard, en l’ouvrant moi-même, que j’ai compris pourquoi ce livre avait traversé les générations sans jamais quitter les étagères du développement personnel.

« La Magie de Voir Grand » de David J. Schwartz fait partie de ces ouvrages qu’on qualifie d’« indispensables » du genre, presque un rite de passage pour quiconque s’intéresse sérieusement à la croissance personnelle. Publié en 1959, il a soixante-cinq ans cette année, et pourtant, il continue d’être recommandé, cité, et lu massivement. Alors j’avais envie de prendre le temps, ici sur le blog, de comprendre pourquoi — et de vous donner mon avis complet, avec ses lumières et ses zones d’ombre.

Qui est David J. Schwartz ?

Né en 1927 aux États-Unis, dans une petite école rurale de l’Indiana, David Joseph Schwartz est devenu professeur de marketing, puis président de département à la Georgia State University, à Atlanta. Il était considéré, à son époque, comme l’une des grandes autorités américaines en matière de motivation.

En parallèle de sa carrière universitaire, il fonde et dirige Creative Educational Services, un cabinet de conseil spécialisé dans le développement du leadership, et devient conférencier auprès de plus de trois mille associations professionnelles et groupes de vente à travers les États-Unis.

C’est en 1959 qu’il publie « The Magic of Thinking Big », qui deviendra son œuvre la plus célèbre. Sa vision de la réussite, déjà à l’époque, est presque révolutionnaire dans sa simplicité : il affirme que le succès n’est pas l’apanage des intellectuels, ni d’une catégorie sociale particulière, mais qu’il repose avant tout sur notre capacité à apprendre à penser différemment et à modifier nos vieilles habitudes. David Schwartz est décédé en 1987, mais son héritage continue d’influencer très largement les figures contemporaines du développement personnel.

Résumé : ce que dit la 4e de couverture

« Voyez grand et vous vivrez la grande vie. Vous vivrez un grand bonheur. Vous vivrez de grandes réalisations. Partout à travers le monde, des millions de gens ont amélioré leur vie grâce à La Magie de Voir Grand. Ce livre présente des méthodes qui fonctionnent, pas des promesses creuses. Le Dr Schwartz propose un programme soigneusement conçu pour que vous tiriez le meilleur parti de votre emploi, de votre mariage, de votre vie familiale et de votre communauté. Il prouve qu’il n’est pas nécessaire d’être un intellectuel ou de posséder un talent inné pour connaître le succès et la satisfaction, mais que vous devez apprendre à penser différemment et à modifier vos habitudes. »

Un programme, donc, plus qu’une simple théorie : c’est exactement ce que j’ai retrouvé en avançant dans la lecture.

Ma chronique et mon ressenti

Une plume claire, portée par le terrain

J’ai abordé ce livre en sachant qu’il s’agissait d’un classique immortel du genre. Et j’avoue avoir eu un petit a priori : un livre écrit en 1959 pouvait-il vraiment encore me parler aujourd’hui ? La réponse a été un grand oui, avec quelques réserves sur lesquelles je reviendrai en toute honnêteté un peu plus loin.

Ce qui frappe d’emblée, c’est la clarté de la plume de Schwartz. Pas de jargon, pas de concepts alambiqués : des idées simples, portées par des exemples concrets, souvent issus de son expérience de conférencier auprès de milliers de professionnels. On sent l’homme de terrain plus que le théoricien, et ça donne au texte une vraie force de conviction, encore aujourd’hui.

Le concept central : « l’excusite », la maladie de l’échec

S’il y a un concept à retenir de ce livre, c’est celui-ci. Schwartz décrit ce qu’il appelle « l’excusite » comme une véritable maladie mentale qui pousse les gens à se trouver des excuses pour justifier leur manque de succès, plutôt que d’agir. Il en identifie quatre formes principales : l’excusite de la santé (« ma santé n’est pas bonne »), l’excusite de l’intelligence (« il faut être intelligent pour réussir »), l’excusite de l’âge (« je suis trop vieux, ou trop jeune ») et l’excusite de la chance (« moi, j’attire la malchance »).

Pour chacune, Schwartz propose un traitement très concret. Sur la santé, par exemple, il explique que plus on parle de sa mauvaise santé, plus elle semble s’aggraver dans notre propre perception, et qu’on doit, autant que possible, arrêter d’en faire le sujet central de nos conversations quotidiennes. J’ai trouvé ce chapitre extrêmement libérateur : il met des mots très clairs sur des mécanismes qu’on utilise tous, à différents degrés, sans même s’en rendre compte.

Construire la confiance et adopter l’habitude d’action

Le livre se poursuit avec un chapitre consacré à la construction de la confiance en soi et à la destruction de la peur, où Schwartz défend une idée simple mais puissante : l’action précède souvent le courage, et non l’inverse. On n’a pas besoin de se sentir prête à 100 % pour commencer ; c’est en commençant qu’on construit, petit à petit, la confiance qui nous manquait au départ.

Vient ensuite le cœur du livre : comment penser grand, concrètement. Schwartz y détaille l’importance de ne jamais sous-estimer sa propre valeur, et de toujours viser un cran au-dessus de ce qu’on pense être capable d’atteindre. Il aborde également la gestion de son environnement, défendant l’idée qu’on doit s’entourer intelligemment, fréquenter des lieux et des personnes qui nous élèvent plutôt que de nous enfermer dans des habitudes qui nous diminuent.

Les derniers chapitres portent sur la capacité à transformer la défaite en victoire, et sur l’art de se fixer des objectifs précis pour continuer à grandir. Cette idée de transformation de l’échec m’a particulièrement marquée : Schwartz ne nie jamais que l’échec existe et qu’il fait mal, mais il en fait systématiquement un matériau de travail plutôt qu’un point final.

Mes réserves, en toute honnêteté

Comme toujours sur ce blog, je veux vous partager aussi ce qui m’a moins convaincue, parce qu’un avis sincère ne peut pas être unilatéral.

Le premier point, et le plus évident : ce livre a soixante-cinq ans, et ça se sent. Les exemples sont très ancrés dans le monde professionnel américain des années 1950, principalement masculin, centré sur la réussite en entreprise, la vente, le management. On y trouve quelques références datées, parfois un peu machistes au regard de nos standards actuels — des remarques sur les rôles genrés qui, à l’époque, ne choquaient sans doute personne, mais qui aujourd’hui peuvent faire tiquer. Ce n’est jamais violent ni choquant dans le propos, mais c’est suffisamment présent pour que je tienne à vous prévenir.

Le deuxième point, c’est que la vision de la réussite proposée par Schwartz reste assez traditionnelle : argent, statut professionnel, ascension dans l’entreprise. Si votre définition personnelle de la réussite est plus orientée vers l’épanouissement créatif, le bien-être ou des choix de vie alternatifs, certains passages vous sembleront datés dans leur cadre de référence, même si les mécanismes psychologiques qu’il décrit restent, eux, étonnamment universels.

Enfin, certains conseils sont présentés avec une assurance presque absolue, sans grande place pour la nuance sur les inégalités de point de départ entre les individus. Tout le monde n’a pas les mêmes ressources, le même capital social, ou les mêmes opportunités pour « penser grand » et voir ses ambitions se réaliser aussi simplement que le livre semble parfois le suggérer.

Ces réserves posées, je tiens à insister : elles n’enlèvent rien à la pertinence du socle psychologique du livre. Les mécanismes de l’auto-limitation, de l’excusite, de la gestion de son environnement et de ses pensées restent, eux, intemporels et solides. C’est un livre à lire avec son époque en tête, mais dont le cœur résiste remarquablement bien au temps.

Ce qu’en disent les lecteurs

En parcourant les avis de la communauté francophone sur les différentes plateformes de lecteurs et lectrices, on retrouve un enthousiasme assez large et constant, ce qui est assez rare pour un livre aussi ancien.

De nombreux lecteurs le recommandent vivement à toute personne souhaitant évoluer professionnellement, saluant un livre facile à lire et concrètement applicable. Une lectrice évoque l’effet « boost de moral » que produit la lecture, tout en reconnaissant que cet effet ne dure parfois qu’un temps, avant qu’il faille remettre en pratique méthodiquement les conseils donnés pour que le changement s’installe durablement.

D’autres lecteurs, plus critiques, rejoignent exactement les réserves que je viens de partager : certains soulignent que les images de la réussite proposées sont très traditionnelles, et que quelques références datées, un peu machistes, témoignent clairement de l’époque à laquelle le livre a été écrit — tout en précisant que ces éléments étaient sans doute beaucoup moins choquants à l’époque qu’ils ne peuvent l’être aujourd’hui.

Ce qui revient systématiquement, quel que soit le profil du lecteur, c’est la reconnaissance d’un texte fondateur du genre, souvent cité comme référence par des auteurs de développement personnel plus récents, et une lecture à laquelle on revient volontiers lors des périodes de démotivation, comme un vieux compagnon de route qui a fait ses preuves.

Une petite précision importante

Ce livre est centré sur la motivation et l’ambition professionnelle, dans un cadre assez classique de réussite matérielle et sociale. Si vous traversez une période où votre rapport au travail ou à la performance est une source de souffrance plutôt que de motivation, certains passages très orientés « action et résultats » pourraient ne pas être les plus adaptés à votre moment de vie actuel. Il est tout à fait normal de mettre cette lecture de côté et de la reprendre plus tard, lorsque le moment vous semblera plus juste.

L’angle développement personnel : ce qu’on en retient vraiment

Concrètement, qu’est-ce qu’on garde de ce classique pour notre propre cheminement ?

  • Identifier sa propre « excusite » : la prochaine fois qu’on se surprend à dire « je suis trop fatiguée », « je n’ai pas eu de chance » ou « je suis trop âgée pour ça », s’arrêter une seconde et se demander honnêtement si c’est un fait, ou une excuse confortable.
  • Choisir consciemment son environnement : on devient, en grande partie, le reflet des personnes et des lieux qui nous entourent au quotidien.
  • Agir avant de se sentir prête : la confiance se construit le plus souvent après l’action, et non avant elle.
  • Transformer l’échec en matériau de travail plutôt qu’en point final, pour continuer à avancer malgré les revers.

Si vous ne deviez retenir qu’une seule chose de cet article, ce serait celle-ci : ce n’est jamais la taille de nos capacités qui détermine notre réussite, mais la taille de nos pensées. Et ça, contrairement à ce qu’on croit souvent, ça s’apprend.

Pour aller plus loin : livres similaires

  • « L’Effet Cumulé » de Darren Hardy — pour prolonger la réflexion sur les petites décisions quotidiennes qui, additionnées, construisent une réussite durable.
  • « La Montagne, c’est toi » de Brianna Wiest — pour explorer, à l’inverse, les mécanismes inconscients qui nous poussent à l’auto-sabotage, un excellent complément psychologique à la philosophie de l’action de Schwartz.
  • Tout ouvrage classique sur la confiance en soi et la fixation d’objectifs, pour celles et ceux qui veulent creuser davantage cette discipline de l’action initiée par David Schwartz.

Verdict final

Points fortsConcept de « l’excusite » devenu culte, plume claire et concrète, méthode applicable immédiatement, socle psychologique intemporel
Points faiblesVision de la réussite datée et très traditionnelle, quelques références machistes liées à l’époque, peu de nuance sur les inégalités de point de départ
Pour qui ?Celles et ceux qui se sentent freinés par leurs propres excuses et cherchent un socle de motivation solide
Note LLDS💗💗💗💗 / 5 — Un classique qui résiste bien au temps, à lire avec son contexte historique en tête

« La Magie de Voir Grand » mérite amplement sa réputation de classique indispensable. Sa force, c’est sa simplicité : des concepts clairs, des exemples concrets, et une méthode qu’on peut commencer à appliquer dès la fin du premier chapitre. Oui, le livre porte les marques de son époque, avec une vision de la réussite assez traditionnelle et quelques références datées qui méritent d’être lues avec un peu de recul. Mais le socle psychologique qu’il propose reste, lui, remarquablement intemporel.

Et vous ?

Quelle est votre « excusite » à vous ? Celle que vous vous répétez le plus souvent, sans même vous en rendre compte ? Venez me le partager en commentaire : j’ai vraiment hâte de lire vos réponses sur ce sujet qui, je crois, nous concerne toutes et tous, d’une façon ou d’une autre.

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Sissy 🌸

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4 réponses à “La Magie de Voir Grand de David J. Schwartz”

    • Merci pour ton commentaire.
      C’est vrai mais je pense qu’il faut dans tous les cas persévérer, ou modifier ses objectifs et rêves ; et surtout continuer d’avancer autant que possible.
      Belle soirée et à bientôt 😉​

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