Par Sissy · Les Lectures de Sissy · leslecturesdesissy.com Chronique Romance · Coup de cœur 2026
Autrice : Lyla Mars
Éditeur : Hugo New Romance
Pages : 680 pages
Genre : New Romance · Espionnage
Tropes : Faux couple · Proximité forcée · Enemies to lovers · He falls first · Amour interdit
Mon verdict : ❤️ Coup de cœur — ★★★★★
Il y a des livres qu’on lit, et des livres qu’on vit. Our Vicious Lies appartient résolument à la seconde catégorie : un roman qui happe, bouscule, frustre et émeut — parfois tout à la fois — et dont on ressort différente.
La quatrième de couverture
Bella, alias agent Wheeler, a été façonnée au sein de la VEX — une section ultra-secrète des services de renseignements britanniques — pour devenir une arme invisible. Derrière l’espionne redoutable se cache pourtant une fille aînée qui porte le poids d’un foyer en ruine.
Sa nouvelle mission : infiltrer le cercle fermé d’une famille puissante et corrompue en se faisant passer pour l’épouse d’un autre espion. Pas n’importe lequel — l’agent Qamari. Brillant. Implacable. Terriblement fascinant. Son ancien mentor, celui avec qui elle partage un passé lourd de non-dits et de blessures non cicatrisées.
Six mois de couverture. Une fausse vie construite de toutes pièces. Et l’obligation absolue de convaincre leurs cibles qu’ils s’aiment… tout en luttant contre ce qui risque de se réveiller entre eux.
Car certains mensonges résonnent plus fort que la vérité. Et ceux qu’on raconte par amour sont les plus vicieux de tous.
Mon ressenti personnel — une lecture qui prend aux tripes
Quand j’ai commencé Our Vicious Lies, je pensais trouver une romance d’espionnage bien huilée, un peu piquante, avec ses tropes familiers joliment emballés. Ce que j’ai trouvé était tout autre chose — et infiniment plus riche.
Dès les premières pages, le roman installe une tension que l’on ne comprend pas encore tout à fait, mais que l’on ressent dans tout le corps. Il y a quelque chose entre Bella et Qamari. Un passé. Des blessures. Des mots jamais prononcés. Et Lyla Mars distille ces fragments avec une précision redoutable, laissant le lecteur assembler le puzzle au fil des chapitres.
Ce livre ne cherche pas à mettre à l’aise. Il cherche à bousculer. Et il y réussit pleinement.
« Il m’a fait passer par tellement d’émotions différentes que je ne savais plus si j’aimais… ou si je souffrais. Et pourtant, je ne pouvais pas m’arrêter. »
Il y a eu des moments de pure frustration — des décisions de personnages qui m’ont mise hors de moi, des scènes où j’ai dû poser le livre pour reprendre mon souffle. Et puis des moments de grâce absolue, des phrases qui arrivent comme une flèche et restent longtemps après la dernière page.
Oui, ce livre m’a fait pleurer. Vraiment. Ce n’est clairement pas une lecture confort — mais c’est une lecture qui compte.
Analyse des personnages
Bella — agent Wheeler
Bella divise les lecteurs, et je comprends pourquoi. En surface, elle est censée être une espionne d’élite — mais elle fait des erreurs, improvise là où elle devrait planifier, laisse ses émotions prendre le dessus. Certains y voient une incohérence. Moi, j’y vois une humanité profonde.
Derrière l’agente se cache une femme qui a grandi trop vite, portant le poids de sa famille, apprenant très tôt que se rendre indispensable était la seule façon d’exister pour les autres. Elle est forte, imparfaite, et en quête de quelque chose qu’elle n’a jamais vraiment eu : être vue et choisie pour ce qu’elle est, vraiment.
Cette phrase, qui m’a traversée comme une flèche, dit tout sur son état intérieur :
« Quand est-ce que je vais finir par comprendre qu’il n’y aura jamais personne ? Que c’est juste moi… et moi ? »
Qamari — le book boyfriend de l’année
Qamari vous vole le cœur sans vous demander la permission. Froid et implacable en apparence — le grumpy par excellence — mais d’une sensibilité rare en dessous. Un homme qui n’hésite pas à montrer ses émotions, qui regarde Bella comme si elle méritait vraiment d’être vue.
Il y a aussi ce détail que j’ai adoré : le langage des fleurs. Qamari qui apporte des hellébores à Bella — « dans la tradition médiévale, elles chassent les démons » — et Bella qui répond avec un sourire dans la voix. C’est dans ces infimes détails que la magie opère.
Leur dynamique — électrique et douloureuse
Leur relation est construite sur des années de passé commun, distillé par fragments tout au long du roman. Lyla Mars n’empile pas les tropes — elle les habite, leur donne de la chair, de la douleur et de la nuance. C’est ce qui distingue ce roman d’une romance ordinaire.
Analyse de l’intrigue — espionnage et tension narrative
Soyons honnêtes : si vous attendez un roman d’espionnage au sens strict, avec une mission géopolitique impeccablement ficelée, vous serez peut-être déçue. La partie « agence secrète » est davantage un décor qu’un sujet — certains lecteurs l’ont relevé, et c’est une critique légitime.
Mais voilà ce que je pense : dans Our Vicious Lies, l’espionnage n’est pas le propos. C’est la contrainte. Ce qui crée la pression, justifie la proximité forcée, rend l’impossibilité de fuir — ni la mission, ni l’autre — absolument inévitable.
Et dans ce cadre, l’intrigue fonctionne remarquablement bien. Il y a une sensation permanente que quelque chose peut basculer à tout moment. On lit en apnée, avec cette question qui revient en boucle : comment est-ce que ça va finir ?
Les rebondissements sont nombreux, souvent surprenants, parfois choquants. L’autrice joue avec le lecteur — avec ses attentes, ses certitudes — et n’hésite pas à tout faire exploser juste quand on pensait avoir tout compris.
Lecture et développement personnel
Au-delà de la romance, ce roman touche à quelque chose d’universel : le besoin profond d’être vue, d’être choisie pour ce qu’on est vraiment, et non pour ce qu’on fait ou ce qu’on apporte aux autres. Bella incarne cette blessure que beaucoup d’entre nous portent — se rendre indispensable pour exister.
Et l’évolution de sa relation avec Qamari devient, sous cet angle, une leçon douce et puissante sur la valeur de se choisir et d’être choisie. Cette citation le résume avec une précision bouleversante :
« Quand tu acceptes que si quelqu’un reste, ce n’est jamais par obligation, mais par choix, toutes les présences dans ta vie ont plus de valeur. »
Le ressenti émotionnel — stress, frustration et larmes
Ce livre m’a stressée. Un stress viscéral, presque physique — cette sensation permanente d’être sur un fil, de savoir que quelque chose de terrible peut arriver à la page suivante. Il m’a frustrée, avec des personnages dont certaines décisions m’ont mise hors de moi. Il m’a émue profondément.
Et puis la fin. Sans rien dévoiler : c’est un vrai ascenseur émotionnel. Une fin qui brise, qui déstabilise — et qui répare, doucement, au fil des dernières pages. Elle est unanimement saluée par la communauté des lecteurs, même les plus mitigés. Et pour cause : c’est un vrai coup de maître narratif.
Ce qu’en disent les lecteurs
La communauté est passionnée — et partagée.
La grande majorité des lecteurs parle de coup de cœur inattendu. Sur Amazon France, Babelio et Booknode, des centaines de voix décrivent Qamari comme le book boyfriend de l’année, et la plume de Lyla Mars comme « fluide, immersive, émotionnellement précise ». Une lectrice écrit que le roman lui a donné ces phrases qu’on garde en soi, qu’on aurait aimé entendre quand on doutait, quand ça n’allait pas. Une autre dit simplement l’avoir aimé avec un grand A.
Une minorité, plus critique sur la crédibilité de la partie espionnage ou sur certaines décisions de Bella, reconnaît néanmoins la qualité de la plume et l’exceptionnelle maîtrise de la fin.
Cette honnêteté me semble précieuse : Our Vicious Lies est le genre de roman qui ne laisse personne indifférent.
Mon verdict final
Est-ce que Our Vicious Lies est un coup de cœur ?
J’ai hésité. Ce livre m’a malmenée. Il m’a mis mal à l’aise par moments, frustrée à d’autres. Il ne m’a pas donné la lecture confort que j’espérais peut-être, quelque part.
Mais pour son intensité, son audace, sa capacité à me faire ressentir des émotions vraies et profondes. Pour Qamari — qui mérite les cinq étoiles à lui seul. Pour cette fin inoubliable qui brise et reconstruit.
Oui. Je le classe en coup de cœur. ❤️
Pas un coup de cœur doudou. Un coup de cœur marquant. Un de ceux qui restent.
Our Vicious Lies de Lyla Mars, disponible aux éditions Hugo New Romance — 680 pages qui valent chaque minute qu’on y investit. Si vous aimez les romances intenses, les relations complexes construites sur un passé douloureux, les histoires qui vous bousculent vraiment — ce livre pourrait vous marquer profondément.
Mais je vous préviens, avec toute l’affection que j’ai pour vous :
Il ne vous laissera pas indemne.
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